Flûtes à conduit
- Flûtes globulaires à conduit [421.221.4]
- Flûtes tubulaires à conduit [421.221.1]
Ces flûtes se jouent en soufflant à l’entrée d’un conduit qui guide l’air jusqu’au bord affiné d’un trou percé dans l’embouchûre. Un type bien connu est la flûte à bec.
Elles correspondent à la catégorie 421.2 de la classification Hornbostel-Sachs.
Explication et exemples
Sans conduit
On se rappelle que l’on peut obtenir un sifflement d’une noix vide que l’on a limée à un endroit jusqu’à la percer. On y parvient en soufflant, du bout des lèvres, une fine lame d’air avec un angle bien précis sur un endroit non moins précis du bord du trou. Vu en coupe et de profil, on peut le schématiser ainsi : une fenêtre (1) ouverte entre l’intérieur et l’extérieur dont le bord est un biseau (2).
Il faut hélas un peu d’entraînement pour réussir à produire un son.
Avec conduit
Pour faciliter le jeu, on peut ajouter un petit tube (du roseau par exemple), judicieusement collé, qui guidera l’air avec le bon angle à l’endroit voulu.
Ce petit instrument possède maintenant les principaux éléments d’une flûte à conduit : une fenêtre (1) avec, de part et d’autre, le biseau (2) et le conduit d’insufflation (3).
Le bloc
Si une embouchure de flûte à conduit est plus facile à utiliser, elle reste plus difficile à fabriquer. Un conduit bien fait nécessite un réglage précis pour que la lame d’air produite soit suffisamment fine et dirigée au meilleur endroit. Cela nécessite généralement une précision de l’ordre du quart de millimètre ; c’est pourquoi une des parois du conduit peut être un élément initialement mobile, plus facilement ajustable : le bloc (4).
Voici l’embouchure d’une flûte à bec…
… et celle d’une siyotanka…
- 1 : Fenêtre ou bouche
- 2 : Biseau, labium ou lèvre.
- 3 : Conduit, canal ou porte-vent.
- 4 : Bloc ou bouchon.